La savate, aussi appelée boxe française, est un art martial d’origine française développé au XIXe et
XXe siècle, principalement par les marins de Marseille et dans les rues de Paris. À ses débuts, elle se
caractérisait par l’utilisation des coups de pieds, des claques au visage et parfois de la lutte.
Progressivement, des professeurs tels que Michel Le Pisseux, Charles Lecour et Joseph Charlemont
ont formalisé les techniques pour transformer la savate en sport de combat. Aujourd’hui, la savate est
une forme de kickboxing qui utilise un éventail de coups de pieds et de poings, pratiquée avec des
gants et des bottines spécifiques. Elle se décline en deux formes de compétition : l’assaut (contact
contrôlé, technique privilégiée) et le combat (force et possibilité de K.O.). La savate s’est aussi
diversifiée avec des pratiques sportives comme la « savate forme », axée sur le conditionnement
physique. La savate se distingue par son élégance, sa technicité et son esprit sportif. Elle valorise la
précision, la stratégie et le respect de l’adversaire. Accessible à tous, hommes et femmes, elle favorise
le développement physique, mental et social.
XXe siècle, principalement par les marins de Marseille et dans les rues de Paris. À ses débuts, elle se
caractérisait par l’utilisation des coups de pieds, des claques au visage et parfois de la lutte.
Progressivement, des professeurs tels que Michel Le Pisseux, Charles Lecour et Joseph Charlemont
ont formalisé les techniques pour transformer la savate en sport de combat. Aujourd’hui, la savate est
une forme de kickboxing qui utilise un éventail de coups de pieds et de poings, pratiquée avec des
gants et des bottines spécifiques. Elle se décline en deux formes de compétition : l’assaut (contact
contrôlé, technique privilégiée) et le combat (force et possibilité de K.O.). La savate s’est aussi
diversifiée avec des pratiques sportives comme la « savate forme », axée sur le conditionnement
physique. La savate se distingue par son élégance, sa technicité et son esprit sportif. Elle valorise la
précision, la stratégie et le respect de l’adversaire. Accessible à tous, hommes et femmes, elle favorise
le développement physique, mental et social.
Quelques figures marquantes :
• Jos Montferrand (1802-1864) : Figure légendaire du Québec, il utilisait des coups de pieds inspirés de la savate dans ses batailles.
• Charles Lecour, Michel Le Pisseux, Joseph Charlemont : Formalisateurs de la savate en France au XIXe siècle.
• Claude Resve (1970s) : Introduit la savate au Québec, fonde la Fédération de savate du Québec en 1978.
• Daniel Jetté (1978-1996) : Premier gant d’argent canadien, structure la discipline au Québec.
• André-Jacques Serei (1980-2010) : Enseigne la savate et la canne, fonde l’Académie martiale Serei.
• Salem Assli (1990s) : Diffuse la savate en Amérique du Nord, auteur et formateur reconnu.
• Michael Gregory (1992-2005) : Développe la savate dans les universités McGill et Concordia.
• Raphael Estevao & Olivier Bourrier (2001-) : Fondent le club Wolverines, organisent les premiers championnats.
• Janesse Leung & Scott Redstone (2004-) : Figures de la savate en Ontario et athlètes internationaux.
• Marcel Bourdeau (2012-) : Fonde l’Académie Bourdeau Savate à London, Ontario.
• Lilian Guicherd-Callin (2005-) : Structure la Fédération canadienne, organise championnats et formations.
• Guillaume Mercure (2010-) : Dynamise la savate au Québec avec L’Escouade et de multiples événements.
• Franck Morin & Lionel Pasqualini (2011-) : Ouvrent le club de Repentigny, participent activement à la fédération.
• Claude Rose : Vice-président, promeut la canne de combat au Canada et aux États-Unis.
• Jos Montferrand (1802-1864) : Figure légendaire du Québec, il utilisait des coups de pieds inspirés de la savate dans ses batailles.
• Charles Lecour, Michel Le Pisseux, Joseph Charlemont : Formalisateurs de la savate en France au XIXe siècle.
• Claude Resve (1970s) : Introduit la savate au Québec, fonde la Fédération de savate du Québec en 1978.
• Daniel Jetté (1978-1996) : Premier gant d’argent canadien, structure la discipline au Québec.
• André-Jacques Serei (1980-2010) : Enseigne la savate et la canne, fonde l’Académie martiale Serei.
• Salem Assli (1990s) : Diffuse la savate en Amérique du Nord, auteur et formateur reconnu.
• Michael Gregory (1992-2005) : Développe la savate dans les universités McGill et Concordia.
• Raphael Estevao & Olivier Bourrier (2001-) : Fondent le club Wolverines, organisent les premiers championnats.
• Janesse Leung & Scott Redstone (2004-) : Figures de la savate en Ontario et athlètes internationaux.
• Marcel Bourdeau (2012-) : Fonde l’Académie Bourdeau Savate à London, Ontario.
• Lilian Guicherd-Callin (2005-) : Structure la Fédération canadienne, organise championnats et formations.
• Guillaume Mercure (2010-) : Dynamise la savate au Québec avec L’Escouade et de multiples événements.
• Franck Morin & Lionel Pasqualini (2011-) : Ouvrent le club de Repentigny, participent activement à la fédération.
• Claude Rose : Vice-président, promeut la canne de combat au Canada et aux États-Unis.
La savate, héritière d’une tradition martiale française, s’est imposée au Canada grâce à la passion et à l’engagement de ses pratiquants. Elle est aujourd’hui structurée autour de clubs dynamiques, de fédérations et de compétitions nationales et internationales. Accessible, moderne et inclusive, la savate continue d’évoluer, portée par des figures inspirantes et une communauté active.

Source : http://www.jeetkunedokali.com/photos.html

Source : http://www.jeetkunedokali.com/photos.html

Source : Janesse Leung
Source: www.laction.ca/nouvelles.asp?nID=16973
Dans les années 2000, plusieurs entraîneurs et professeurs faisaient leurs apparitions dans le monde de la savate québécoise. Après avoir donné des séminaires de savate en 2003, 2004 et 2005 à l’université Concordia, Lilian Guicherd-Callin, un professeur de savate originaire de Lyon, décidait d’immigrer au Québec avec un autre professeur français Pierre Chagne. Guicherd-Callin débutait la pratique de la savate au club AUVR Rillieux-la-Pape avec le professeur Serge Véjus. Après une carrière combattive, Lilian passait en 1997 avec succès l’examen du gant d’argent technique 1, du juge arbitre régional et de moniteur de savate boxe française. En 1998, il recevait le BEES 1 savate (brevet d’état d’éducateur sportif) pour pouvoir enseigner son sport de combat et récidive en 2000 en obtenait le BEES 2 pour devenir formateur des formateurs. Le BEES est plus ou moins l’équivalent d’un baccalauréat en kinésiologie ou en activité physique qu’offrent les universités au Québec. Avec son BEES 1 en main, Guicherd-Callin se faisait engager comme entraîneur par le club Bron Villeurbanne boxe française appartenant à Bob Alix (ancien directeur technique de la Fédération française savate boxe française et disciplines associés). Il accompagnait plusieurs athlètes dans les compétitions de hauts niveaux. En plus de s’intéresser à la savate, Lilian Guicherd-Callin perfectionnait sa formation en obtenant son gant d’argent de savate défense (1999) après avoir obtenu le diplôme d’initiateur en savate défense auprès de Éric Quéquet. Il débutait la pratique de la canne en 1998 avec Bob Alix et Roger Pozzi pour obtenir le niveau d’initiateur (1999) et de moniteur de canne ainsi que son premier degré technique (2000), obtenait le BEES1 de canne de combat en 2001. En 2002, il passait son diplôme de bâton défense avec Robert Paturel.
En août de 2005, Lilian Guicherd-callin commençait à enseigner son art martial (savate et canne) à l’Académie martial Serei pour se déplacer et créa son propre club Savate World et plus tard Savate AMF au Tristar Gym sur la rue Ferrier en 2006. Il y dispensait des cours pour tous les niveaux y compris la championne du monde combat Tatiana Vassilief et la vice-championne du monde Anne-Laure Bouvier. En 2008, il déménageait le club dans un local dans l’organisme l’Union française de Montréal (429 rue Viger Est).
Le déménagement de son club permettait d’augmenter le nombre de membres et va permettre d’augmenter l’accessibilité de la savate. Finalement, il déménageait une fois de plus le club à l’Académie White Crane Kung fu sur la rue Sherbrooke. Guicherd-Callin jouera un rôle important dans la future Fédération canadienne de savate en structurant la fédération canadienne selon le modèle français et dès 2006, il créait avec les membres de la fédération les tous premiers championnats canadiens organisés sur le sol de l’université McGill[1]. De plus, il allait établir des formations d’arbitrage, de juge, de passage de grade et d’instructeur de savate niveau1. Malgré qu’il n’enseigneit plus la savate depuis 2011, Guicherd-Callin continuait à donner des formations d’instructeur, de juge et arbitre au sein de la fédération. En 2011, M. Guicherd-Callin va être élu comme président d’une nouvelle Fédération canadienne de savate réformée et simplifiée adaptée au système Nord-Américain. Cette fédération incluait tous les pratiquants de la canne de combat surtout enseigné par le québécois Claude Rose. Diplômé d’une maîtrise en kinanthropologie (développement d’une échelle de complexité de la tâche en savate boxe française) de l’Université du Québec à Montréal, il poursuivait ses études au doctorat en science de l’éducation à l’UQAM sur l’analyse des représentations sociales des entraîneurs sportifs dans le champ de l’éducation à la santé. Il contribuait à la savate au Québec par sa rigueur pédagogique, par son expertise technique et sa vaste expérience en préparation physique, psychologiques et tactique des athlètes.
[1] Correspondances avec Lilian Guicherd-callin le 3 septembre 2012
Le déménagement de son club permettait d’augmenter le nombre de membres et va permettre d’augmenter l’accessibilité de la savate. Finalement, il déménageait une fois de plus le club à l’Académie White Crane Kung fu sur la rue Sherbrooke. Guicherd-Callin jouera un rôle important dans la future Fédération canadienne de savate en structurant la fédération canadienne selon le modèle français et dès 2006, il créait avec les membres de la fédération les tous premiers championnats canadiens organisés sur le sol de l’université McGill[1]. De plus, il allait établir des formations d’arbitrage, de juge, de passage de grade et d’instructeur de savate niveau1. Malgré qu’il n’enseigneit plus la savate depuis 2011, Guicherd-Callin continuait à donner des formations d’instructeur, de juge et arbitre au sein de la fédération. En 2011, M. Guicherd-Callin va être élu comme président d’une nouvelle Fédération canadienne de savate réformée et simplifiée adaptée au système Nord-Américain. Cette fédération incluait tous les pratiquants de la canne de combat surtout enseigné par le québécois Claude Rose. Diplômé d’une maîtrise en kinanthropologie (développement d’une échelle de complexité de la tâche en savate boxe française) de l’Université du Québec à Montréal, il poursuivait ses études au doctorat en science de l’éducation à l’UQAM sur l’analyse des représentations sociales des entraîneurs sportifs dans le champ de l’éducation à la santé. Il contribuait à la savate au Québec par sa rigueur pédagogique, par son expertise technique et sa vaste expérience en préparation physique, psychologiques et tactique des athlètes.
[1] Correspondances avec Lilian Guicherd-callin le 3 septembre 2012
L’année 2011-2012, de nouveaux joueurs entraient sur la scène de la savate canadienne. Après avoir consacré une bonne partie de sa vie à l’enseignement et la pratique de la savate, Lilian Guicherd-Callin offrait son club Savate AMF situé sur Bleury à un de ses élèves Guillaume Mercure après avoir passé la première formation d’instructeur de l’histoire au Canada en 2011. D’autres participaient à cette formation dont Rebecca Murray, Alexandre Frapsauce, Arnaud Morin, Yossy Obadia et Jérémie. Guillaume Mercure débutait la savate avec professeur Estevao dès 2004 à l’université Concordia pour se préparer à des compétitions de karaté. Guillaume Mercure est ceinture noire 2e dan en karaté shorinjiryu kentokukan et enseignait le karaté à l’UQAM, Collège Dawson et au Tristar Gym. En 2006, il faisait la rencontre de Lilian avec lequel il s’entraînait pendant quelques mois durant l’automne. Dans la même année, il partait en France pour faire un stage de savate d’une semaine et recevait le grade de gant rouge. En 2009, il se joingnait définitivement les rangs de Savate World pour parfaire ses connaissances de la savate qui avait déménagé à l’Union française. En 2010, il gagnait le championnat canadien qui lui assurait une place dans l’équipe canadienne pour le championnat du monde à Paris. Dans la même année, il commençait à enseigner la savate au Centre Claude-Robillard et au Centre Père-Sablon.

Lionel Pasqualini (debout à gauche) et Franck Morin (debout deuxième à gauche)
À l'extrême droite: Franck Morin
Intéressé.e.s par l'univers de la savate au Canada ? N'hésitez pas à vous procurer le livre de Guillaume Mercure "Histoire de la savate au Canada"
https://www.blurb.fr/b/11703255-histoire-de-la-savate-au-canada-de-jos-montferran
https://www.blurb.fr/b/11703255-histoire-de-la-savate-au-canada-de-jos-montferran








